Deux nuits pour un lac

- Jérémy BAILLERGEANT –

Le 24/09/2015

 

Durant l’été, un ami m’a appris sa venue dans la région pour 4 jours : une occasion en or d’aller pêcher deux nuits sur la rivière et de passer une nuit à faire la fête ! Malheureusement, les rivières ayant été capricieuses en ce début de saison, elles sont toutes en crue dans la région… Solution de secours : se rabattre sur un lac !

LAC.jpg

Après une bonne soirée entre potes, il faut se lever, mais la bonne humeur reste au rendez-vous. Direction le lac, nous décidons de faire très « Light » afin de pouvoir mettre tout le matériel pour deux dans un seul bateau. Pour ma part, deux cannes Tribal Carp Stalker Shimano en 9 pieds et deux cannes Tribal Velocity Shimano en 10 pieds avec leurs fidèles Ultegra CI4+ 5500 XTB, le Bed chair, mon sac à dos Purist et la petite glacière pour assurer les repas accompagnés de quelques Dynamite Baits… Le 2m70 est chargé, départ imminent ! Le lac est à son niveau maximum. 

BATEAU.jpg

L’eau avance sur une cinquantaine de mètres dans les forêts et les herbes hautes. La pêche du bord s’annonce compliquée, déjà pour y trouver un poste accessible à ce niveau. Après une petite heure de repérage et quelques poissons observés, une petite baie bien isolée du reste du lac nous a séduits. Un petit poste étroit va pouvoir nous permettre de pêcher à deux cannes chacun.

Une fois installés, nous profitons de cette première soirée au bord de l’eau et déjà nous programmons les prochaines pêches. Quelques clichés de la lumière du soir et direction le duvet. La nuit fut bien calme, trop calme, pas un poisson, pas une touche. Nous décidons  donc de partir en bateau. Quelques carpes se laissent observer dans les herbes et arbres immergés. Nous ancrons et je commence à pêcher avec deux cannes à partir du bateau. Pendant ce temps, mon ami part en Waders dans les forêts immergées et à son retour il m’annonce qu’il a pu y voir une bonne trentaine de poissons dans très peu d’eau. Nous décidons donc de changer de stratégie pour la nuit. Retour sur le poste, nous posons nos 3 cannes dans les trouées où il y a peu d'eau, repérées à l’aide de nos lunettes polarisantes : une canne à la graine et la seconde avec une pop up.

Quelques fouilles dans la baie nous mettent en confiance pour la nuit. Après l’apéro et un petit film, les sangliers viennent nous rendre visite à quelques mètres des Bed Chair, un sacré bon moment ! Mon détecteur me sort du duvet au début de la nuit. La canne est placée environ à 150 mètres, je décroche le poisson dans un arbuste immergé, dommage. 

EPUISETTE.jpg

Une touche qui nous met en confiance, et pour le coup, une seconde touche se produit 2 heures plus tard. Nous partons en bateau et arrivés sous celui-ci, nous sommes scotchés par la beauté de ce poisson. Un écaillage parfait et une couleur bien sombre : le poisson qu’il fallait, le plaisir est partagé ! Nous rentrons sur la berge, heureux pour ma part, ‘’la pêche est faite’’. 

CARPE-COMMUNE.jpg

Une touche sur chacune de nos cannes se produit au lever du jour et c’est deux communes qui viennent rejoindre l’épuisette. Après quelques clichés, nous remballons. C’est l’heure de rentrer. Sur le chemin du retour, nous observons le spectacle. Les poissons se sont mis à frayer, quoi de mieux pour clôturer cette pêche ?!

J’y reviendrais surement, mais maintenant quelques coups du soir vont se mettre en place sur le fleuve à la sortie du travail… A suivre !

Jérémy BAILLERGEANT, Team Shimano TRIBAL